Interviews / Gérard Blanc / Album Studio 2nd partie
1 / 2 / 3 / 4


L'Album Studio (partie 2)

itw : Personne n'écoutait ce que les autres faisaient ?

G.B. : Non, Il n’y avait que Claude Michel et Alain qui avaient une vision globale. Nous, tout ce qu'on savait, c'est qu'on était fier de ce qu'on avait fait et que ça nous plaisait. Et le lendemain, on repartait vers nos propres compos.

Quand le disque est sorti, on a entendu la globalité du truc et on a trouvé ça formidable parce qu'il y avait des tas de styles et de voix différentes. Il y avait Les Charlots, Jean Schulteis, Antoine, Bashung, beaucoup d'artistes de chez Vogue.


itw. : Au moment de l'enregistrement de l'album, vous ne saviez pas que ça allait devenir un spectacle musical ?

G.B. : Personne ne le savait, peut-être même que Claude Michel et Alain Boublil ne le savaient pas eux-mêmes… Ils en avaient peut-être le secret espoir, mais c'était déjà beau d'avoir mis sur le double album toutes ces chansons qui racontaient l'histoire de la Révolution Française sous la forme d'un opéra rock, ce qui ne s'était jamais fait en France.


itw : Avez-vous accepté d'y participer tout de suite ?

G.B. : Oui, parce qu'il y avait une bonne énergie dans cette musique et que pour nous, c'était comme si un membre du groupe avait apporté des chansons et qu'on avait plus qu'à plonger dedans. En fait, on s'est approprié les titres que Claude Michel nous amenait.

itw : C'était votre 1ère expérience de comédie musicale ?

G.B. : Oui. Pour la première fois, je faisais autre chose que de jouer de la guitare ou du piano et de chanter dans un projet qui ne venait ni de moi, ni de mes amis du groupe.


itw : Selon vous, pourquoi l'album a eu un tel succès ?

G.B. : D'abord, ça a été une grande surprise, car personne ne s'y attendait. En fait, je pense que ce double album était riche, ambitieux et qu'il racontait un vrai truc. À l'intérieur d'une grande histoire, qui est celle de la France, il y avait une histoire d'amour impossible entre un Député du Tiers-État et une femme de la Noblesse. De plus, il y avait beaucoup d'artistes talentueux impliqués.

Il faut dire que les gens, à l'époque, avaient une curiosité incroyable. Ils avaient la patience d'écouter un disque pendant 1 h 30, de découvrir des choses qu'ils ne connaissaient pas et, en plus, de trouver ça formidable. Quelle belle démarche !! Quand on pense que le projet existait sans sponsor, que tout le monde s'était investi à tous les niveaux, musiciens, chanteurs, arrangeur, directeur artistique, juste parce c'était bien.

Sur Scène (partie 1) (suite de l'interview)
1 / 2 / 3 / 4

2003/2014 - www.larevolutionfrancaise.com - Crédits - Contact

site mis en ligne en 2003