Interviews / Gérard Blanc / Sur Scène 1ère partie
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Sur Scène
(partie 1)

itw : Comment est née l'idée du spectacle ?

G.B. : L'album a très vite été un disque d'or. Alors Claude Michel et Alain se sont dit : "Il faut faire exister la Révolution Française sur scène !".
Or, il n’y avait que les chansons et les musiques d'écrites. Il n'y avait pas de textes, ni d'articulations, juste une succession de chansons qu'il allait falloir transformer en tableaux. Dans l'urgence, ils se sont mis à écrire des enchaînements et à nous demander si nous aimerions bien être le "fil rouge" du spectacle ; c’est-à-dire Danton et les députés du Tiers-État : ceux qui vont aller du début de la révolte jusqu'à la Déclaration des Droits de l'Homme et à la Terreur.


Europe 1 est entrée dans l'histoire. Le Palais des Sports a accordé 45 jours de représentations à la rentrée de la saison 1974.
Les castings pour les comédiens, les danseurs, les chanteurs, ont commencé.
On s'est retrouvé 100 artistes sur le plateau, il y avait 60 micros, un truc énorme !! Les répétitions ont duré tout l'été. Ca n'avait jamais existé auparavant. Il faut se rappeler que nous étions 4 ans avant Starmania.


itw : Comment se sont passées les représentations publiques au Palais des Sports et au Théâtre Mogador ? Comment a réagi le public ?

G.B. : Le Groupe était sur un praticable à roulettes, poussé par des "hommes du peuple" et ce groupe de rock sur ce podium qui avançait avec énergie vers le public renvoyait une intention révolutionnaire violente en opposition avec la musique du grand orchestre de Jean-Claude Petit, dans la fosse d'orchestre, qui lui exprimait la grandeur, la beauté et la noblesse du Royaume qui allait s'effondrer. Bien évidemment, ni "bande", ni "play-back", ni "CD" , tout dans l'aventure du Live avec les moyens techniques de " l'époque ".


Ce spectacle formidable a duré 45 jours. La salle était bourrée. On s'est malheureusement arrêté parce qu'il y avait un autre spectacle de programmé : Le Cirque de Moscou…

Il faut imaginer Bashung en député, Balavoine et son frangin en nobles, Cristiani en curé, Dany la Chanteuse en Madame Sans-Gêne, dansant le french cancan et Claude Michel en Louis XVI.

Sur scène (partie 2) (suite de l'interview)
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