Charles
Gauthier et Isabelle de Montmorency
s'aiment. Il est fils de boutiquiers, député du
Tiers-Etat et défendra la Révolution avec Enthousiasme.
Elle
appartient à la Noblesse, suivra la famille Royale dans
son exil puis reviendra vers Charles, emprisonné sous
la Terreur et peut-être (mais l'histoire ne le dit pas)
moura-t-elle avec lui.
C'est
un amour tout en larmes et en tendresse qui s'inscrit en filigrane
dans cette fresque impotoyable et grandiose qui va des Etats-Généraux
de 1789 jusqu'à la Terreur et la Contre-Terreur de 1794.
Qu'il s'agisse de l'ouverture des Etats-Généraux,
de la prise de la Bastille, de la Déclaration des Droits
de l'Homme dont le texte intégral se déroule sur
une musique d'une beauté qui confine à la Noblesse
(Eh Oui!) que l'on entende sur une merveilleuse orchestration
Marie-Antoinette saluer la dernière
étoile de son dernier matin ("Ils m'emmèneront
par la ville dans un chariot de bois") ou Isabelle de Montmorency
cherchant l'homme qu'elle aime dans la foule des Révolutionnaires
sans bien comprendre le sens de son combat, les mots sont "justes",
toujours authentiques dans les moments où seule l'Histoire
parle.
Les
émotions, les sentiments, les colères, les joies,
les idées même nous parviennent, non pas comme
imaginés ni même retrouvés, mais comme véritablement
"vécus".
Et
c'est là le miracle de l'oeuvre qui nous est présentée
aujourd'hui : l'identification de ses auteurs dont ils parlent.
En
1789, Robespierre avait 31 ans, Danton 30, Saint-Just 22, Bonaparte
20. C'est l'âge moyen de l'équipe qui nous offre
cette "REVOLUTION FRANCAISE", Rock-Opéra
au carrefour des grandes traditions musicales et de la pop-music.
Avec
respect, avec humour, (La rencontre de Bonaparte
et de Madame Sans-Gêne, Celle de Marat
et de Charlotte Corday) avec passion, avec
beaucoup de talent surtout, les "citoyens" responsable
de cette oeuvre nous font cadeau de notre propre Histoire.
Texte
d'Eddy MARNAY extrait de l'album. |